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La fraude ne connaît pas de frontières

Mars est le mois de prévention de la fraude. Cette semaine, le Centre antifraude du Canada met l’accent sur les formes que prend la fraude au-delà des frontières dans le contexte des crimes graves et du crime organisé, plutôt que sur les fraudes isolées ne faisant pas de victimes.

De nos jours, la fraude est un phénomène mondial. Bon nombre de fraudes touchant la population canadienne sont dirigées par des groupes du crime organisé exerçant leurs activités dans plusieurs pays. Au moyen des technologies, des médias sociaux et des plateformes en ligne, les fraudeurs peuvent communiquer avec des victimes de partout dans le monde. Une fraude qui semble personnelle ou locale s’inscrit souvent dans une opération mondiale beaucoup plus vaste.

En 2025, le CAFC a recensé des paiements de victimes déposés dans 3 019 comptes bancaires uniques provenant de 46 pays différents. Voici une liste des dix principaux pays touchés :

  1. Canada
  2. États-Unis
  3. Hong Kong
  4. Vietnam
  5. Royaume-Uni
  6. Indonésie
  7. Inde
  8. Singapour
  9. Émirats arabes unis
  10. Pays-Bas

Ce phénomène criminel mondial a également attiré l’attention des organismes d’application de la loi étrangers, qui ont collaboré à des initiatives comme l’opération HAECHI d’Interpol.

L’opération HAECHI ciblait la fraude en ligne d’envergure, comme la fraude à l’investissement, les arnaques amoureuses, l’hameçonnage et le compte courriel d’entreprise compromis. Grâce à cette opération, les autorités ont mis un terme à des opérations de fraude, ont arrêté des délinquants, ont perturbé des réseaux de « porteurs d’argent », et ont saisi des produits de la criminalité associés à des victimes du monde entier, y compris des Canadiens. Ces initiatives illustrent la dépendance des réseaux de fraude sur les systèmes internationaux pour mener leurs activités.

En plus des efforts déployés par des organismes d’application de la loi de partout dans le monde, d’autres organisations internationales reconnaissent également les répercussions mondiales de la fraude. Par exemple, à l’occasion d’un événement de 2024 de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), il a été souligné que « de nos jours, la fraude ne se limite pas aux gros titres ou aux affaires très médiatisées. Dans ce monde interconnecté, tout le monde peut en être victime. Les fraudeurs sont des maîtres de la tromperie, car ils sont en mesure de se fondre dans leur environnement comme des loups déguisés en agneaux. On reconnaît de plus en plus la nécessité de prendre des mesures collectives pour contrer cette menace »Note de bas de page 1.

L’ONUDC présente le Sommet mondial sur la fraude du 16 au 17 mars, qui servira de plateforme centrale pour stimuler les mesures internationales en favorisant un dialogue de haut niveau, des engagements politiques et policiers, et une collaboration intersectorielle efficace.

Avant d’envoyer de l’argent à un fraudeur international, voici quelques points à retenir :

Si vous-même ou une personne de votre entourage avez été la cible de fraude ou avez perdu de l’argent à cause d’une fraude, signalez-le au Centre antifraude du Canada au site Web Signaler la cybercriminalité et la fraude. Le signalement permet de mettre les autres personnes en garde et soutient les initiatives visant à perturber les activités de fraude organisée au Canada et ailleurs dans le monde.

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